Catégorie : Spiritualité

Chaudron de Dahut

Chaudron de Dahut

Activation du Chaudron

Aujourd’hui a lieu la Cérémonie du Chaudron, qui marque le début des préparatifs en vue de la grande fête sacerdotale d’Omnia, passage d’une Roue lunaire à la suivante.

Ainsi, maintenant que le Chaudron est activé, et durant une lunaison et demi jusqu’à Omnia, Yavanna, Prêtresse de Dahut, est prête à accueillir tous ceux qui en formuleront la demande pour recueillir (en entretien privé, en présentiel) dans le Chaudron ce qui doit être abandonné ou transformé.

Ahès, Maîtresse des Arts Magiques et une des trois gardiennes du Chaudron, se tient au fond et tend à tous le miroir de la connaissance profonde de soi. À chacun de s’y confronter avec courage pour voir s’y réfléchir ce qu’il sera judicieux de déposer dans le Chaudron…

Ainsi, le temps qui va nous mener de cette Pleine Lune à la prochaine Lune Noire est un temps idéal pour se préparer à ce travail d’introspection, et se présenter devant le Miroir sombre avant de se rendre devant le Chaudron.

Au final, le contenu du Chaudron sera « digéré » durant le rituel principal des célébrations d’Omnia par Dahut et Keriwena (Cerridwen), les deux autres gardiennes du Chaudron. Ce processus de transformation est un des grands présents de ces Déesses. Ainsi chacun a la possibilité d’entamer la nouvelle Roue allégé et renouvelé, pour peu qu’il ait le courage de regarder dans le miroir et de se mettre en mouvement.

Car il faut bien garder à l’esprit que les Déesses ne soutiennent que ceux qui se mettent en chemin, qui sont acteurs, moteurs du processus. Elles ne feront jamais tout à notre place, car cela ne serait pas juste et nous ôterait la possibilité d’être pleinement responsables de notre vie.

Ahes, Dame au voile noir
Tend devant nous le sombre miroir
Ayons le courage de voir

Dahut, Dame à la noble vision,
Tends devant nous le chaudron,
Concentrons nos vœux pour la déposition

Keriwena, Dame des bilans
Touille le bouillon de notre sang
Acceptons la transformation en présent

Trois nobles Gardiennes
De spiritualité païenne
Pour qu’à chaque Roue advienne
Cette œuvre en commun
Ce présent de soutien
Pour les êtres en chemin

Réflexion
Réception
Digestion

Mais à nous revient le premier pas,
Le premier mot du contrat,
Soyons moteur d’activation,
Soyons la flamme sous le chaudron,
la flamme qui danse,
La flamme intense

Et en remerciement
De notre mouvement
Recevons l’allègement
Savourons son enseignement !

Merci de bien vouloir utiliser le formulaire de contact pour toute demande de rendez-vous avec Yavanna.

Préparer et vivre le Solstice d’Hiver : quelques symboles et coutumes païens

Bien vivre le Solstice d’Hiver en vue de franchir la nouvelle année solaire, cela se prépare.

Alors que s’approchent le Solstice d’Hiver et ses célébrations, tant sacrées que profanes, il est intéressant de considérer quelques symboles forts qui ont été récupérés, et ont vu leur sens profond déformé, par la communauté chrétienne d’abord, et la société de consommation ensuite… Ces symboles viendront nourrir avec profit la préparation de tous les aspects profanes des cérémonies.

Vivre le Solstice d’Hiver avec lumières et bougies

Vivre le solstice d’hiver à la lumière d'une bougie posée sur une bûche

Ce sont les symboles les plus évidents de l’hommage rendu à la lumière de Belenos qui persiste au cœur de l’hiver malgré le raccourcissement des jours.

Les bougies de cire d’abeille, avec leur belle couleur jaune et leur odeur parfumée, sont bien sûr les complices de cette période les plus agréables pour les sens. Mais les bougies plus classiques, grandes et petites, et les sources plus modernes de lumière, comme les guirlandes lumineuses, sont tout aussi à même de participer à l’esprit du Solstice.

Voici un exemple de pratique symbolique à mettre en œuvre dans les foyers la nuit du Solstice d’Hiver, simple et basée sur le sens profond de ce moment fort de l’année solaire. Il ne s’agit pas ici d’invoquer la divinité, ce qui relève de la responsabilité des sacerdotes au sein des cercles sacrés, mais bien d’une pratique familiale relevant du « religieux profane » et venant nourrir la vie de la communauté en marge des cérémonies sacrées.
Prévoir une bougie pour chaque membre de la maisonnée, et une pour Belenos. Au coucher du soleil, saluer le dernier regard de Belenos avant la nuit la plus longue, et allumer la bougie qui lui est dédiée. La disposer dans un endroit « caché », d’où on ne puisse pas voir sa luminosité. Cela peut être par exemple au sein d’un autel dédié exprès à pour Belenos à l’occasion du Solstice. Puis, une fois la nuit bien noire, éteindre toutes les sources de lumière (y compris le feu du foyer), méditer ensemble sur cette apogée de la saison sombre, accueillir l’obscurité nécessaire, douce et bienveillante. Et au bout d’un moment, au sein de cette nuit profonde, aller chercher et découvrir la lueur de Belenos, révéler à tous comment elle demeure vivace au cœur de l’hiver, bien qu’affaiblie, amoindrie. Prendre le temps de la chercher en soi, en son propre cœur, prendre conscience de la « graine d’or » qui demeure toujours, inaltérable, au fond du chaudron sombre de l’hiver. Honorer Belenos, le remercier pour ce présent et faire offrande, avec simplicité et humilité. Et enfin, grâce à cette lueur chaude et vive, rallumer d’abord le feu du foyer, puis la bougie de chaque membre de la maisonnée, bougie qu’il pourra garder à ses côtés tout au long de la soirée de fête, pour éclairer la table, puis pour illuminer doucement la maison jusqu’au lever de Belenos. Il sera alors temps d’honorer à nouveau la glorieuse radiance de cet Aîné, qui va désormais aller grandissant jusqu’au Solstice d’Été.

La célébration de l’arbre toujours vert

Bien vivre le solstice d’hiver avec le houx, beau symbole de cette période

Symboles d’espoir de la végétation qui demeure vivace alors même que les autres végétaux perdent leurs feuilles, les arbres à feuillage persistant (tels que sapins, pins, houx, ifs…) ont à ce titre une place particulière dans la décoration et les pratiques profanes du Solstice d’Hiver.
Néanmoins, le respect dû à ces êtres comme à tous les autres fait qu’il n’est pas juste de les couper pour le simple plaisir de décorer nos intérieurs. Si l’on souhaite les honorer pour l’espoir que leur feuillage vert nous inspire, le mieux est d’aller leur rendre visite et les décorer dans leur milieu naturel (avec des éléments biodégradables et non durables, bien sûr). Si l’on veut en avoir un près de son foyer, le mieux est alors de le planter dans son jardin (dans ce cas on peut utiliser des décorations classiques).
Par ailleurs, en remplacement ou en complément de ce qui vient d’être évoqué, si l’on souhaite associer ce symbole à l’embellissement de son foyer à cette période, le plus juste est d’utiliser un substitut artificiel (même si cela part d’une bonne intention, les résineux en pot ne survivent pas en général à plusieurs semaines dans un environnement chauffé en intérieur). Dans ce domaine, il existe une très grande variété de produits dans le commerce, qui ont l’avantage d’être durables et réutilisables si l’on en prend soin, ou de projets à mettre en œuvre (feuilles de houx en feutre sur la table, sapin en carton…).

La bûche

Bien vivre le solstice d'hiver avec la bûche décorée

Le bois que l’on partage avec ceux qui en manquent pour nourrir le feu de leur foyer au cœur de l’hiver est un symbole fort de solidarité : chaleur et lumière en devenir offerts avec générosité, d’abord par les êtres végétaux désincarnés, ensuite par les membres de la communauté qui en ont fait provision.

Il est bon de se souvenir de ce sens premier du symbolisme de la bûche du Solstice d’Hiver lorsque l’on prépare un dessert qui en a la forme ou que l’on décore de vraies bûches ou branches pour orner la table, offrir à ses proches, ou encore placer autour du feu communautaire ou amener en offrande à Belenos lors de la célébration sacrée menée par les sacerdotes.

Respect du monde végétal

De manière générale, il est bon de se rappeler que prélever des éléments végétaux sur les plantes vives doit se faire avec parcimonie et en conscience : la coupe des extrémités des branches ou des fleurs ne mettra pas en danger la vie de la plante, mais ne dispense pas d’une demande respectueuse et de remerciements sincères. Dans l’absolu, si l’on souhaite enrichir d’éléments naturels la décoration de son foyer, il est plus juste de s’en tenir aux feuilles, branches et fruits naturellement tombés à terre, ou alors de solliciter l’approbation des Aînés maîtres du monde végétal : Aesus et Airmid, par l’intermédiaire des sacerdotes (Ovates ou Prêtres).

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« Préparer et vivre le Solstice d’Hiver : quelques symboles et coutumes païens » est à présent terminé. Retrouvez-le plus étoffé et actualisé dans le numéro 0 de la revue druidique La Voix d’Ys. Numéro gratuit.