Catégorie : Fêtes de Belenos

Équinoxe de Printemps Roue 4

Cet Équinoxe de Printemps de la Roue 4 fut résolument placé sous le signe de la nouveauté. D’abord car il fut l’occasion de célébrer, en préambule, la Présentation à la Communauté de pas moins de quatre nouveaux membres fidèles de l’Association de Culte de l’Ordre Druidique de Dahut. Et ensuite car il fut célébré dans une nouvelle clairière polythéiste du pays de Neved, la Clairière de la Chevrette. Un peu plus de marche dans les bois, un lieu plus intime, plus protégé, de nouvelles énergies !

En route pour l'Équinoxe de Printemps dans les bois de Neved

Renouvellement des vœux et de l’engagement des Ovates face aux divinités et aux hommes, comme en chaque début de cérémonie, et le lien avec le terroir aussi, les mains posées sur la terre…

Recueillement de l'Ovate en début de cérémonie pour l'Équinoxe de Printemps

L’Équinoxe de Printemps est tout d’abord l’occasion de faire le bilan de la Saison Sombre qui s’achève. Ce travail avant tout personnel peut être accompagné par les sacerdotes et éventuellement s’achever par un passage devant le Chaudron de Keriwena (Cerridwen). C’est là l’occasion de déposer, physiquement par un papier, ou symboliquement, par une intention, ce que l’on a rassemblé lors de sa réflexion, de son retour sur soi et son chemin. Même si pour une part, le chaudron est le même, cette démarche est bien distincte de celle de la préparation au changement de Roue par le passage devant le Chaudron des 3 Gardiennes. En effet, là où les équinoxes sont juste temps de bilan, Omnia est temps pour regarder avec lucidité et courage un ou plusieurs points de son cheminement pour ensuite effectuer en conscience des abandons et des transformations, avec le soutien notamment de Keriwena.

Cette cérémonie est également, bien sûr, un temps d’hommage à l’Aîné Belenos, Maître des Étoiles, au moment du passage de la porte de l’Équinoxe de Printemps vers le Solstice d’Été à venir. Les hommages des fidèles sont également souvent accompagnés d’offrandes, comme ici, offrande de fruit solaire.

Offrande d'orange à Belenos pour l'Équinoxe de Printemps

Bûches du Solstice d’Hiver Roue 6

Plaisir de se retrouver à nouveau autour des bûches du Solstice d’Hiver, pour honorer Belenos au coeur de la Saison Sombre, autour du feu solsticial si important, si rassembleur. Feu des hommes, dans lequel chacun dépose sa bûche symbole de solidarité et de contribution.

Bûches du Solstice d'hiver

Echo parfait au message pressant et solennel de Belenos sur l’importance de développer l’esprit solidaire, fraternel, l’esprit communautaire dans son sens noble. Se serrer les coudes pour faire face aux difficultés, pour partager ses réflexions, ses solutions, ses ressources… Voilà l’enjeu des temps à venir, si nous voulons traverser les crises en cours et futures…

Bûches du Solstice d'hiver autour du feu

Invocation de Belenos par les Ovates, autour de la flamme haute du feu entouré des bûches du Solstice d’Hiver, à la fois offrandes au Dieu solaire, et offrandes à la communauté des hommes. Ensuite, chacun dépose sa bûche qui vient nourrir le feu, et le feu réchauffe chacun de ceux qui en ont besoin. Cercle vertueux, cercle solidaire.

Image de ces braises rougeoyantes qui restera gravée en nos mémoires, comme le souvenir de ces instants partagés qui sont comme un baume au coeur de cette Saison Sombre si inédite… Sensation si agréable de se tenir auprès de ce feu communautaire, qui rassemble les hommes et les femmes autour de Belenos, que nous avons prolongé longtemps la discussion, jouissant des braises jusqu’à leur extinction naturelle… Parler des valeurs, des projets, se remémorer aussi cette sensation ressentie lors de la Fête d’Ahes quelques jours seulement auparavant, que les lanternes que chacun tenait dans ses mains étaient autant sinon plus utiles aux autres qu’à soi-même. Comme une introduction déjà à ce message fort de Belenos sur le fait de la « jouer collective » dans les temps à venir…

Feu du solstice d'hiver

Préparer et vivre le Solstice d’Hiver : quelques symboles et coutumes païens

Bien vivre le Solstice d’Hiver en vue de franchir la nouvelle année solaire, cela se prépare.

Alors que s’approchent le Solstice d’Hiver et ses célébrations, tant sacrées que profanes, il est intéressant de considérer quelques symboles forts qui ont été récupérés, et ont vu leur sens profond déformé, par la communauté chrétienne d’abord, et la société de consommation ensuite… Ces symboles viendront nourrir avec profit la préparation de tous les aspects profanes des cérémonies.

Vivre le Solstice d’Hiver avec lumières et bougies

Vivre le solstice d’hiver à la lumière d'une bougie posée sur une bûche

Ce sont les symboles les plus évidents de l’hommage rendu à la lumière de Belenos qui persiste au cœur de l’hiver malgré le raccourcissement des jours.

Les bougies de cire d’abeille, avec leur belle couleur jaune et leur odeur parfumée, sont bien sûr les complices de cette période les plus agréables pour les sens. Mais les bougies plus classiques, grandes et petites, et les sources plus modernes de lumière, comme les guirlandes lumineuses, sont tout aussi à même de participer à l’esprit du Solstice.

Voici un exemple de pratique symbolique à mettre en œuvre dans les foyers la nuit du Solstice d’Hiver, simple et basée sur le sens profond de ce moment fort de l’année solaire. Il ne s’agit pas ici d’invoquer la divinité, ce qui relève de la responsabilité des sacerdotes au sein des cercles sacrés, mais bien d’une pratique familiale relevant du « religieux profane » et venant nourrir la vie de la communauté en marge des cérémonies sacrées.
Prévoir une bougie pour chaque membre de la maisonnée, et une pour Belenos. Au coucher du soleil, saluer le dernier regard de Belenos avant la nuit la plus longue, et allumer la bougie qui lui est dédiée. La disposer dans un endroit « caché », d’où on ne puisse pas voir sa luminosité. Cela peut être par exemple au sein d’un autel dédié exprès à pour Belenos à l’occasion du Solstice. Puis, une fois la nuit bien noire, éteindre toutes les sources de lumière (y compris le feu du foyer), méditer ensemble sur cette apogée de la saison sombre, accueillir l’obscurité nécessaire, douce et bienveillante. Et au bout d’un moment, au sein de cette nuit profonde, aller chercher et découvrir la lueur de Belenos, révéler à tous comment elle demeure vivace au cœur de l’hiver, bien qu’affaiblie, amoindrie. Prendre le temps de la chercher en soi, en son propre cœur, prendre conscience de la « graine d’or » qui demeure toujours, inaltérable, au fond du chaudron sombre de l’hiver. Honorer Belenos, le remercier pour ce présent et faire offrande, avec simplicité et humilité. Et enfin, grâce à cette lueur chaude et vive, rallumer d’abord le feu du foyer, puis la bougie de chaque membre de la maisonnée, bougie qu’il pourra garder à ses côtés tout au long de la soirée de fête, pour éclairer la table, puis pour illuminer doucement la maison jusqu’au lever de Belenos. Il sera alors temps d’honorer à nouveau la glorieuse radiance de cet Aîné, qui va désormais aller grandissant jusqu’au Solstice d’Été.

La célébration de l’arbre toujours vert

Bien vivre le solstice d’hiver avec le houx, beau symbole de cette période

Symboles d’espoir de la végétation qui demeure vivace alors même que les autres végétaux perdent leurs feuilles, les arbres à feuillage persistant (tels que sapins, pins, houx, ifs…) ont à ce titre une place particulière dans la décoration et les pratiques profanes du Solstice d’Hiver.
Néanmoins, le respect dû à ces êtres comme à tous les autres fait qu’il n’est pas juste de les couper pour le simple plaisir de décorer nos intérieurs. Si l’on souhaite les honorer pour l’espoir que leur feuillage vert nous inspire, le mieux est d’aller leur rendre visite et les décorer dans leur milieu naturel (avec des éléments biodégradables et non durables, bien sûr). Si l’on veut en avoir un près de son foyer, le mieux est alors de le planter dans son jardin (dans ce cas on peut utiliser des décorations classiques).
Par ailleurs, en remplacement ou en complément de ce qui vient d’être évoqué, si l’on souhaite associer ce symbole à l’embellissement de son foyer à cette période, le plus juste est d’utiliser un substitut artificiel (même si cela part d’une bonne intention, les résineux en pot ne survivent pas en général à plusieurs semaines dans un environnement chauffé en intérieur). Dans ce domaine, il existe une très grande variété de produits dans le commerce, qui ont l’avantage d’être durables et réutilisables si l’on en prend soin, ou de projets à mettre en œuvre (feuilles de houx en feutre sur la table, sapin en carton…).

La bûche

Bien vivre le solstice d'hiver avec la bûche décorée

Le bois que l’on partage avec ceux qui en manquent pour nourrir le feu de leur foyer au cœur de l’hiver est un symbole fort de solidarité : chaleur et lumière en devenir offerts avec générosité, d’abord par les êtres végétaux désincarnés, ensuite par les membres de la communauté qui en ont fait provision.

Il est bon de se souvenir de ce sens premier du symbolisme de la bûche du Solstice d’Hiver lorsque l’on prépare un dessert qui en a la forme ou que l’on décore de vraies bûches ou branches pour orner la table, offrir à ses proches, ou encore placer autour du feu communautaire ou amener en offrande à Belenos lors de la célébration sacrée menée par les sacerdotes.

Respect du monde végétal

De manière générale, il est bon de se rappeler que prélever des éléments végétaux sur les plantes vives doit se faire avec parcimonie et en conscience : la coupe des extrémités des branches ou des fleurs ne mettra pas en danger la vie de la plante, mais ne dispense pas d’une demande respectueuse et de remerciements sincères. Dans l’absolu, si l’on souhaite enrichir d’éléments naturels la décoration de son foyer, il est plus juste de s’en tenir aux feuilles, branches et fruits naturellement tombés à terre, ou alors de solliciter l’approbation des Aînés maîtres du monde végétal : Aesus et Airmid, par l’intermédiaire des sacerdotes (Ovates ou Prêtres).

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« Préparer et vivre le Solstice d’Hiver : quelques symboles et coutumes païens » est à présent terminé. Retrouvez-le plus étoffé et actualisé dans le numéro 0 de la revue druidique La Voix d’Ys. Numéro gratuit.

Joie du Solstice d’Été de la Roue 6

Joie de célébrer à nouveau ensemble (dans le respect des gestes barrières), joie des retrouvailles avec le feu cérémoniel, joie d’accueillir de nouveaux invités, familles et proches de nos fidèles, et aussi un journaliste Simon Dubos qui nous a gracieusement fait part des photos qui illustrent cet article. Un peu moins joyeuse est la contrainte du masque quand on ne peut respecter la distanciation, expérimentée pour la première fois en cette cérémonie du Solstice d’Été de la Roue 6.

Le Barde fait sa prière sacerdotale comme à l’accoutumée en début de célébration, rendant hommage à sa patronne Brigantia. L’Ovate se recueille avant de renouveler ses vœux à son tour, et de se préparer à faire l’invocation du grand Belenos, Maître des Étoiles, et hôte privilégié de la cérémonie.

Le feu dont la présence, la danse et la chaleur, mettent la joie au coeur de tous, élément central des célébrations, et tout particulièrement des Solstices en l’honneur de Belenos. Les offrandes solaires sont ainsi la plupart du temps mises au feu, qui les transforme et les emporte symboliquement par la fumée, et opérativement grâce à l’intercession de l’Ovate en charge.

Chaleur et joie du feu cérémoniel

Mettre au feu, sacrifier dans les flammes, geste d’offrande qui nous relie profondément au sacré. Destruction de la matière pour la construction de la relation…

Mais l’offrande, cela peut aussi être le geste créateur, individuel comme collectif, comme lorsque chacun vient ajouter son ruban à la couronne solaire du mât du Solstice d’Été.

Fidèle accrochant son ruban au mât du Solstice d'Été

Et dans le geste d’offrande, il y a toujours une part de joie dans le mouvement vers la divinité, tout comme il peut y avoir un petit serrement au coeur de devoir « abandonner » quelque chose, se défaire… Et une dimension importante de l’offrande se situe là, dans la valeur intrinsèque de ce que l’on offre, valeur intime dans la relation personnelle à la divinité…

Et voici qu’au final, cette joie des retrouvailles avec le feu, avec les autres, avec l’offrande, nous nourrit intérieurement comme une source et nous permet d’envisager avec sérénité la descente vers la Saison Sombre qui commence déjà…

Feu du Solstice d’Hiver : évocation de la cérémonie druidique de la Roue 5

Le feu du Solstice d’hiver a rayonné en cette Roue 5 avec une flamboyance qui réchauffa les cœurs des païens druidisants de l’ODD. Moment où furent déposées dans les flammes les bûches décorées apportées par chacun. Évocation de la cérémonie druidique du Solstice d’Hiver de la Roue 5, par Yavanna.

Préparatifs pour le feu du Solstice d’Hiver

Dans la Tradition, la bûche décorée que chacun apporte lors de la cérémonie pour nourrir le feu du Solstice d’Hiver rappelle la solidarité nécessaire entre les hommes pour traverser la période parfois difficile de la Saison Sombre, qui arrive à son acmé lors du Solstice.

Bûches décorées pour le solstice d’hiver
Quelques-unes des bûches décorées pour le feu du Solstice d’hiver.

Cérémonie

Après le coucher du soleil qui annonce l’entrée dans la journée du solstice d’hiver, sous la frondaison des bois de Neved, alors que le crépuscule peu à peu s’avance, le cercle sacré accueille les sacerdotes et invités venus rendre hommage à Belenos.

Les prières d’ouverture rappellent à chacun les valeurs qui unissent les païens, et l’Awen partagé déploie ses notes, soudant le cercle des hommes.

Alors on peut procéder à l’allumage du feu, qui pétille dans l’obscurité grandissante.

Magnifique feu du Sosltice d’Hiver autour duquel sont rassemblés en cercle les fidèles et les druides
Photo de David Toussart, avec son aimable autorisation.

Voilà venu enfin le temps d’invoquer le Maître des Étoiles, grâce à l’action conjuguée des Ovates en charge.

Puis Belenos présent à travers l’Ovate invite chacun à venir déposer ses offrandes et sa bûche. Sont rappelées au passage les valeurs de solidarité et de convivialité propres à cette période. Elles trouvent leur source dans le travail de recentrage sur la Graine d’Or de l’Être.

Un beau feu du Solstice d’Hiver avec l’ovate en charge de la cérémonie et une druidisante

La cérémonie touche à sa fin. Le partage d’une orange en quartier entre la divinité et les présents poursuit cette évocation et ancre dans le corps l’expérience vécue lors de la célébration.

Convivialité

Feu coloré du Sosltice d’Hiver. Flammes rouges, braises et fumées bleues

Après la dissolution du cercle, on profite encore un peu de la flambée pleine de vie. Puis les hommes et les femmes présents se sont retrouvés pour partager un verre de poiré et quelques douceurs, très généreusement offerts par notre fidèle Pascale. Moment d’échanges autour des valeurs druidiques, simple et convivial, avant de retourner chacun à son foyer…