Catégorie : Fêtes de Belenos

Chaudron des bilans : Équinoxe d’Automne Roue 4

Passage devant le Chaudron des bilans et hommage à Belenos au menu habituel de cet Équinoxe d’Automne vécu dans la douceur des bois de Neved, où s’étaient rassemblés invités, fidèles et sacerdotes, y compris une nouvelle venus canine dans la communauté !
Évocation par Yavanna.

Hommage à Belenos

Après les prières d’usage, vient le coeur de la cérémonie avec tout d’abord l’invocation du Maître des Étoiles Belenos qui par son incarnation dans notre Soleil marque le cycle saisonnier qui nous touche tant, nous les animaux.

L'Ovate en charge invoque Belenos

Présentation de mon tout nouveau hochet au feu équinoxial, après mon offrande de chant à Belenos, et en premier plan, notre nouvelle mascotte, la chienne Maïka, attentive et participative !

Offrandes déposées au feu, toujours central dans les cérémonies solaires.
Le feu qui accueille les offrandes, et les envoie symboliquement, autant qu’opérativement grâce à la présence de l’Ovate, par la fumée vers la divinité, ici Belenos.

Offrandes à Belenos dans le feu de l'équinoxe

Dépôt dans le Chaudron des bilans

Puis vint le temps d’en appeler à la présence de la noble Maîtresse des Arts magiques, Keriwena, qui grâce à son Chaudron de transformation, nous fait le présent d’accueillir nos bilans lors de ces moment de transitions que sont les Équinoxes. Temps d’équilibre entre le jour et la nuit, et de passage entre la Saison Claire et la Saison Sombre.

Cette année, le Chaudron fut appelé depuis la Terre sombre, présent, immatériel mais toujours accueillant entre les bras et les jambes de l’Ovate en charge de se laisser traverser par la Déesse pour recevoir les bilans et délivrer le cas échéant les messages qui vont venir soutenir et inspirer pour traverser la Saison Sombre qui s’ouvre maintenant devant nous.

Ainsi Keriwena soutient ceux qui avancent vers la connaissance d’eux-mêmes par ces bilans réguliers au fil des saisons, mais comme toujours, à condition que le premier pas d’action soit fait avec courage par les êtres eux-mêmes. Les Dieux n’agissent jamais à notre place, mais ils peuvent être comme des conseillers dans l’ombre pour ceux qui embrassent leur incarnation… À charge pour nous d’écouter les murmures et d’affûter notre compréhension et notre discernement pour en tirer le meilleur parti.

Honneurs au Maître des Étoiles : Solstice d’Été Roue 4

Cette  cérémonie de Solstice en l’honneur du Maître des Étoiles, Belenos, aura vu enfin le retour des grandes assemblées, avec de nombreux invités venus faire l’expérience d’une cérémonie à nos côtés. Nouvelles têtes, et nouveau lieu également, puisque la célébration s’est déroulée dans une clairière polythéiste fraîchement ouverte dans la forêt de Nevet : la clairière des Houx.

Ouverture

Photo de Léa Lezé, avec son aimable autorisation

Procession avec le mat de Belenos et sa couronne solaire, accueil dans le cercle, prières sacerdotales et druidique, conscience des directions et de la paix… voici quelques ingrédients de l’ouverture d’un Solstice d’Été, sans oublier tous les détails qui font la richesse de ces célébrations collectives, avant d’en arriver au cœur : l’invocation et les offrandes à Belenos.

Invocation

Invocation aisée, tellement il était déjà présent avec nous… Mais avec l’importance de cet instant où les Ovates formalisent et incarnent l’appel des hommes et des femmes réunis, en prenant sur eux la responsabilité de l’invocation. Car telle est leur charge et leur engagement.

Le mat de Bel

L’accrochage des rubans sur la roue solaire du mat de Bel est toujours un moment fort de cette cérémonie du Solstice d’Été.

Millepertuis sur le mat du Maître des étoiles

Cette Roue il était décoré de millepertuis, fleur solaire, par les bons soins de Noema.

Accrochage des rubans sur le mat du Maître des Étoiles

Chacun vient ajouter son ruban à l’œuvre collective.

Message du Maître des Étoiles

Et en écho, le Maître des Étoiles rappelle son message fort de cette année, par la voix de l’Ovate qui l’a invoqué, après l’offrande faite par Saomma au nom de la communauté, en réaction à ce qu’incarnait ce geste : le fait d’être réunis et d’œuvrer ensemble.
« Communauté, commune idée, communes valeurs », mélopée qui s’impose et se répand dans le cercle.
De l’importance de se réunir autour de cette vision portée par Dahut d’un druidisme à nouveau vivant et moteur dans la société, rassembleur et innovant !

Échanges

Vers la fin de la cérémonie, après le « relâchement » de Belenos, l’Ovate Yavanna ressent le besoin de revenir vers l’ancrage et l’humilité de l’humus, pour accepter de redevenir simple humaine d’où la divinité est repartie…

Photo de Saomma, avec son aimable autorisation

Doigts enracinés dans la terre, avant de reprendre sa posture de dirigeante pour répondre aux nombreuses questions des invités, aux côtés des autres sacerdotes…

Photo de Saomma, avec son aimable autorisation

Taliesin, plongé dans ses explications aux questions qui surgissent après la fin de cérémonie… La transmission basée sur l’expérience vécue est toujours plus riche et mieux intégrée…

 

Équinoxe de Printemps Roue 4

Cet Équinoxe de Printemps de la Roue 4 fut résolument placé sous le signe de la nouveauté. D’abord car il fut l’occasion de célébrer, en préambule, la Présentation à la Communauté de pas moins de quatre nouveaux membres fidèles de l’Association de Culte de l’Ordre Druidique de Dahut. Et ensuite car il fut célébré dans une nouvelle clairière polythéiste du pays de Neved, la Clairière de la Chevrette. Un peu plus de marche dans les bois, un lieu plus intime, plus protégé, de nouvelles énergies !

En route pour l'Équinoxe de Printemps dans les bois de Neved

Renouvellement des vœux et de l’engagement des Ovates face aux divinités et aux hommes, comme en chaque début de cérémonie, et le lien avec le terroir aussi, les mains posées sur la terre…

Recueillement de l'Ovate en début de cérémonie pour l'Équinoxe de Printemps

L’Équinoxe de Printemps est tout d’abord l’occasion de faire le bilan de la Saison Sombre qui s’achève. Ce travail avant tout personnel peut être accompagné par les sacerdotes et éventuellement s’achever par un passage devant le Chaudron de Keriwena (Cerridwen). C’est là l’occasion de déposer, physiquement par un papier, ou symboliquement, par une intention, ce que l’on a rassemblé lors de sa réflexion, de son retour sur soi et son chemin. Même si pour une part, le chaudron est le même, cette démarche est bien distincte de celle de la préparation au changement de Roue par le passage devant le Chaudron des 3 Gardiennes. En effet, là où les équinoxes sont juste temps de bilan, Omnia est temps pour regarder avec lucidité et courage un ou plusieurs points de son cheminement pour ensuite effectuer en conscience des abandons et des transformations, avec le soutien notamment de Keriwena.

Cette cérémonie est également, bien sûr, un temps d’hommage à l’Aîné Belenos, Maître des Étoiles, au moment du passage de la porte de l’Équinoxe de Printemps vers le Solstice d’Été à venir. Les hommages des fidèles sont également souvent accompagnés d’offrandes, comme ici, offrande de fruit solaire.

Offrande d'orange à Belenos pour l'Équinoxe de Printemps

Bûches du Solstice d’Hiver Roue 6

Plaisir de se retrouver à nouveau autour des bûches du Solstice d’Hiver, pour honorer Belenos au coeur de la Saison Sombre, autour du feu solsticial si important, si rassembleur. Feu des hommes, dans lequel chacun dépose sa bûche symbole de solidarité et de contribution.

Bûches du Solstice d'hiver

Echo parfait au message pressant et solennel de Belenos sur l’importance de développer l’esprit solidaire, fraternel, l’esprit communautaire dans son sens noble. Se serrer les coudes pour faire face aux difficultés, pour partager ses réflexions, ses solutions, ses ressources… Voilà l’enjeu des temps à venir, si nous voulons traverser les crises en cours et futures…

Bûches du Solstice d'hiver autour du feu

Invocation de Belenos par les Ovates, autour de la flamme haute du feu entouré des bûches du Solstice d’Hiver, à la fois offrandes au Dieu solaire, et offrandes à la communauté des hommes. Ensuite, chacun dépose sa bûche qui vient nourrir le feu, et le feu réchauffe chacun de ceux qui en ont besoin. Cercle vertueux, cercle solidaire.

Image de ces braises rougeoyantes qui restera gravée en nos mémoires, comme le souvenir de ces instants partagés qui sont comme un baume au coeur de cette Saison Sombre si inédite… Sensation si agréable de se tenir auprès de ce feu communautaire, qui rassemble les hommes et les femmes autour de Belenos, que nous avons prolongé longtemps la discussion, jouissant des braises jusqu’à leur extinction naturelle… Parler des valeurs, des projets, se remémorer aussi cette sensation ressentie lors de la Fête d’Ahes quelques jours seulement auparavant, que les lanternes que chacun tenait dans ses mains étaient autant sinon plus utiles aux autres qu’à soi-même. Comme une introduction déjà à ce message fort de Belenos sur le fait de la « jouer collective » dans les temps à venir…

Feu du solstice d'hiver

Préparer et vivre le Solstice d’Hiver : quelques symboles et coutumes païens

Bien vivre le Solstice d’Hiver en vue de franchir la nouvelle année solaire, cela se prépare.

Alors que s’approchent le Solstice d’Hiver et ses célébrations, tant sacrées que profanes, il est intéressant de considérer quelques symboles forts qui ont été récupérés, et ont vu leur sens profond déformé, par la communauté chrétienne d’abord, et la société de consommation ensuite… Ces symboles viendront nourrir avec profit la préparation de tous les aspects profanes des cérémonies.

Vivre le Solstice d’Hiver avec lumières et bougies

Vivre le solstice d’hiver à la lumière d'une bougie posée sur une bûche

Ce sont les symboles les plus évidents de l’hommage rendu à la lumière de Belenos qui persiste au cœur de l’hiver malgré le raccourcissement des jours.

Les bougies de cire d’abeille, avec leur belle couleur jaune et leur odeur parfumée, sont bien sûr les complices de cette période les plus agréables pour les sens. Mais les bougies plus classiques, grandes et petites, et les sources plus modernes de lumière, comme les guirlandes lumineuses, sont tout aussi à même de participer à l’esprit du Solstice.

Voici un exemple de pratique symbolique à mettre en œuvre dans les foyers la nuit du Solstice d’Hiver, simple et basée sur le sens profond de ce moment fort de l’année solaire. Il ne s’agit pas ici d’invoquer la divinité, ce qui relève de la responsabilité des sacerdotes au sein des cercles sacrés, mais bien d’une pratique familiale relevant du « religieux profane » et venant nourrir la vie de la communauté en marge des cérémonies sacrées.
Prévoir une bougie pour chaque membre de la maisonnée, et une pour Belenos. Au coucher du soleil, saluer le dernier regard de Belenos avant la nuit la plus longue, et allumer la bougie qui lui est dédiée. La disposer dans un endroit « caché », d’où on ne puisse pas voir sa luminosité. Cela peut être par exemple au sein d’un autel dédié exprès à pour Belenos à l’occasion du Solstice. Puis, une fois la nuit bien noire, éteindre toutes les sources de lumière (y compris le feu du foyer), méditer ensemble sur cette apogée de la saison sombre, accueillir l’obscurité nécessaire, douce et bienveillante. Et au bout d’un moment, au sein de cette nuit profonde, aller chercher et découvrir la lueur de Belenos, révéler à tous comment elle demeure vivace au cœur de l’hiver, bien qu’affaiblie, amoindrie. Prendre le temps de la chercher en soi, en son propre cœur, prendre conscience de la « graine d’or » qui demeure toujours, inaltérable, au fond du chaudron sombre de l’hiver. Honorer Belenos, le remercier pour ce présent et faire offrande, avec simplicité et humilité. Et enfin, grâce à cette lueur chaude et vive, rallumer d’abord le feu du foyer, puis la bougie de chaque membre de la maisonnée, bougie qu’il pourra garder à ses côtés tout au long de la soirée de fête, pour éclairer la table, puis pour illuminer doucement la maison jusqu’au lever de Belenos. Il sera alors temps d’honorer à nouveau la glorieuse radiance de cet Aîné, qui va désormais aller grandissant jusqu’au Solstice d’Été.

La célébration de l’arbre toujours vert

Bien vivre le solstice d’hiver avec le houx, beau symbole de cette période

Symboles d’espoir de la végétation qui demeure vivace alors même que les autres végétaux perdent leurs feuilles, les arbres à feuillage persistant (tels que sapins, pins, houx, ifs…) ont à ce titre une place particulière dans la décoration et les pratiques profanes du Solstice d’Hiver.
Néanmoins, le respect dû à ces êtres comme à tous les autres fait qu’il n’est pas juste de les couper pour le simple plaisir de décorer nos intérieurs. Si l’on souhaite les honorer pour l’espoir que leur feuillage vert nous inspire, le mieux est d’aller leur rendre visite et les décorer dans leur milieu naturel (avec des éléments biodégradables et non durables, bien sûr). Si l’on veut en avoir un près de son foyer, le mieux est alors de le planter dans son jardin (dans ce cas on peut utiliser des décorations classiques).
Par ailleurs, en remplacement ou en complément de ce qui vient d’être évoqué, si l’on souhaite associer ce symbole à l’embellissement de son foyer à cette période, le plus juste est d’utiliser un substitut artificiel (même si cela part d’une bonne intention, les résineux en pot ne survivent pas en général à plusieurs semaines dans un environnement chauffé en intérieur). Dans ce domaine, il existe une très grande variété de produits dans le commerce, qui ont l’avantage d’être durables et réutilisables si l’on en prend soin, ou de projets à mettre en œuvre (feuilles de houx en feutre sur la table, sapin en carton…).

La bûche

Bien vivre le solstice d'hiver avec la bûche décorée

Le bois que l’on partage avec ceux qui en manquent pour nourrir le feu de leur foyer au cœur de l’hiver est un symbole fort de solidarité : chaleur et lumière en devenir offerts avec générosité, d’abord par les êtres végétaux désincarnés, ensuite par les membres de la communauté qui en ont fait provision.

Il est bon de se souvenir de ce sens premier du symbolisme de la bûche du Solstice d’Hiver lorsque l’on prépare un dessert qui en a la forme ou que l’on décore de vraies bûches ou branches pour orner la table, offrir à ses proches, ou encore placer autour du feu communautaire ou amener en offrande à Belenos lors de la célébration sacrée menée par les sacerdotes.

Respect du monde végétal

De manière générale, il est bon de se rappeler que prélever des éléments végétaux sur les plantes vives doit se faire avec parcimonie et en conscience : la coupe des extrémités des branches ou des fleurs ne mettra pas en danger la vie de la plante, mais ne dispense pas d’une demande respectueuse et de remerciements sincères. Dans l’absolu, si l’on souhaite enrichir d’éléments naturels la décoration de son foyer, il est plus juste de s’en tenir aux feuilles, branches et fruits naturellement tombés à terre, ou alors de solliciter l’approbation des Aînés maîtres du monde végétal : Aesus et Airmid, par l’intermédiaire des sacerdotes (Ovates ou Prêtres).

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« Préparer et vivre le Solstice d’Hiver : quelques symboles et coutumes païens » est à présent terminé. Retrouvez-le plus étoffé et actualisé dans le numéro 0 de la revue druidique La Voix d’Ys. Numéro gratuit.