Catégorie : Communiqués

Réforme du calendrier païen

Avec l’accord du Conseil Sacerdotal, moi Yavanna, dirigeante de l’Ordre Druidique de Dahut, ai décidé de procéder à une réforme du calendrier païen de l’ODD, au regard de la numérotation des Roues lunaires qui en forment la base.

réforme du calendrier païen

Objectifs de cette réforme du calendrier païen

En effet jusqu’à présent les Roues étaient numérotées à partir du début de Roue qui a vu la fondation de l’Ordre Druidique de Dahut.

Afin de faciliter la communication et les échanges avec l’ensemble de la communauté païenne, nous avons donc décidé de caler la numérotation des Roues sur un évènement qui serait commun à toutes les traditions païennes, et non pas seulement propre à la tradition européenne.

Nous avons choisi pour cela de désigner comme numéro 1 la Roue dont le début a vu une conjonction entre les débuts des cycles solaires et lunaires. En effet, le Solstice d’Hiver, qui marque le début de l’année solaire, a alors coïncidé avec la fin du Temps Hors du Temps et la partie de la grande fête sacerdotale d’Omnia qui marque le début de la Roue.

Ce moment exceptionnel peut être vu comme le début d’une nouvelle ère, et est désormais choisi par l’Ordre Druidique de Dahut pour marquer le début de la Roue 1 dans sa numérotation officielle.

Conséquences pratiques

En conséquence, nous sommes entrés depuis le lever du soleil dans la Roue 4 selon la nouvelle numérotation, et non la Roue 7. J’en profite d’ailleurs pour vous souhaiter une excellente nouvelle Roue !

Le temps « 0 » correspondant quant à lui au Temps Hors du Temps entre la Roue -1 et la Roue 1.

Et la fondation de l’ODD se trouve désormais en début R -3.

Vous trouverez ci-dessous un tableau de correspondance entre l’ancienne et la nouvelle numérotation.

Ancienne numérotation Numérotation réformée
7 4
6 3
5 2
4 1
3 -1
2 -2
1 -3

Les registres de l’ODD et autres documents produits antérieurement à cette réforme (articles de site, revue…) ne seront pas modifiés, mais un document explicatif sera ajouté, comprenant ce tableau de correspondance.

Pour mieux comprendre le calendrier païen

Par ailleurs, cette annonce est également l’occasion de rappeler que l’ODD propose, parmi ses prestations de découverte du druidisme, un atelier sur le fonctionnement et le message spirituel du calendrier païen, animé par Yavanna et organisable à la demande en visio-conférence pour des groupes de 10 personnes minimum et 15 personnes maximum.

Les cérémonies religieuses druidiques souffrent du couvre-feu

Les cérémonies religieuses druidiques peinent à se dérouler dans les meilleures conditions du fait d’un couvre-feu et d’une attestation instaurés ce 15 décembre 2020. C’est ignorer au final le druidisme, ses pratiques, ses contraintes à n’importe quelle heure du jour… et de la nuit, selon des rythmes lunaires et solaires précis. Favoritisme d’une religion par rapport aux autres ? Ignorance pure et simple du fait religieux païen ?
L’Ordre Druidique de Dahut déplore vivement que la nouvelle attestation permettant de justifier des déplacements durant le couvre-feu ne comporte pas le motif de se rendre à un lieu de culte pour une cérémonie religieuse, car cela crée de fait une discrimination entre certaines religions. En effet, cela va nous empêcher de célébrer le Solstice d’Hiver au cœur de la nuit la plus longue, ainsi que la Pleine Lune du Chaudron à l’horaire prévu le soir du 29 décembre, sous les rayons de la lune. Tandis que l’unique jour où le couvre-feu est levé se trouve être (hasard ?) le seul où a lieu une cérémonie catholique importante, à savoir la messe de minuit de célébration de la Nativité. Il y a là une injustice et différence de traitement flagrante que nous déplorons et qui ne nous paraît pas digne d’une République laïque.
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cérémonies religieuses druidiques dans la nuit avec des lanterne

C’était le communiqué « Les cérémonies religieuses druidiques souffrent du couvre-feu ». Vous l’avez apprécié ? N’hésitez pas à le partager. L’Ordre Druidique de Dahut a besoin de votre soutien pour défendre les valeurs païennes au sein de notre société.

Caricaturer : pour la liberté de la presse

Caricaturer est un droit fondamental relié à la liberté de la presse, mais certains religieux catholiques ou monothéistes « modérés » veulent censurer. Voici un communiqué de l’ODD.

L’Ordre Druidique de Dahut souhaite réagir aux propos de certains dignitaires de l’église catholique qui veulent revenir sur la liberté de critiquer et de caricaturer, partie intégrante de la liberté d’expression.

Ils semblent en effet croire, et faire croire, que reculer sur cette liberté fondamentale en rétablissant le délit de blasphème (qui a été abrogé en France en 1881 dans la loi relative à la liberté de la presse) ferait baisser les tensions actuelles, que masquer les caricatures religieuses ferait disparaître les problèmes dans les relations entre les membres des différentes communautés religieuses, les athées et les agnostiques.

Or nous pensons pour notre part, bien au contraire, que la liberté d’expression pleine et entière est le meilleur terreau pour la paix sociale, et qu’apprendre à tous à accepter la critique, l’ironie, la caricature, est la vraie solution pour que ce problème cesse. Car ce problème ne vient pas des auteurs des caricatures, mais du manque d’éducation et d’entièreté des personnes qui s’en offusquent.

Lorsqu’on est bien droit dans ses convictions, juste et entier, qu’on a confiance en soi, on est à même de recevoir le jugement et la critique avec détachement. Celle-ci glisse sur la sphère de l’entièreté sans rien accrocher… Alors qu’elle vient heurter toutes les aspérités qui dépassent chez ceux qui ne sont pas entiers (peurs, doutes, frustrations…).

Ainsi, dans le domaine religieux, certains sont enfermés dans des dogmes sclérosants qui déchainent des passions et des réactions disproportionnées, alors que d’autres sont alignés avec une foi profonde et vivante, cultivent ouverture et compréhension, s’ouvrent à l’altérité et à la pluralité du monde, et sont alors en capacité d’accepter la critique sans affect.

Communiqué en réaction à l’assassinat du professeur décapité

Une fois encore on porte atteinte à la liberté d’expression, au nom d’une soi-disant offense faite à une religion monothéiste. Une fois encore l’horreur du terrorisme s’abat sur notre pays en ciblant une personne emblématique. À la suite de cet événement révoltant, l’ODD souhaite réagir à travers ce communiqué  :

Liberté d'expression

 

À l’annonce de l’assassinat de ce professeur d’histoire, décapité hier à Conflans-Sainte-Honorine, l’Ordre Druidique de Dahut souhaite tout d’abord exprimer tout son soutien à sa famille et à ses proches. Mais cet évènement tragique nous amène également à rappeler à quel point nous dénonçons toute atteinte aux personnes en raison de leur manifestation de la liberté d’expression. Et ce d’autant plus qu’ici cette personne avait notamment pour fonction, au travers de sa charge de professeur, de transmettre la notion de liberté d’expression, au même titre que celle de croire ou de ne pas croire. Respect des libertés, respect des enseignants : cet assassinat est donc doublement emblématique des atteintes aux valeurs humaines et républicaines qu’il nous appartient plus que jamais de respecter et faire respecter, nous citoyens français désireux de vivre ensemble.

En réponse aux annonces sur le « séparatisme islamiste »

communiqué. Mot "Laïcité" sur drapeau bleu blanc rouge

Communiqué en réaction au discours du Président de la République à propos des annonces sur le « séparatisme islamiste ».

Oui à une laïcité renforcée

L’Ordre Druidique de Dahut salue le rappel que le Président de la République a fait de la définition de la laïcité, à savoir : la « liberté de croire ou de ne pas croire, la possibilité d’exercer son culte à partir du moment où l’ordre public est assuré » et « la neutralité de l’État » et surtout la mention du fait que « en aucun cas » elle ne suppose « l’effacement de la religion dans la société et dans l’espace public ». Cela rejoint en effet la vision « ouverte » de la laïcité que nous défendons dans notre Manifeste sur la laïcité.
Nous partageons son souci de préserver la cohérence de la France comme République des peuples unifiée autour de principes et de valeurs fondamentaux, comme le respect de la dignité humaine, l’égalité entre les hommes et les femmes, le respect des Lois, la liberté d’expression et de conscience…
Nous pensons comme lui qu’une laïcité bien orchestrée peut avant tout être un vecteur de connaissance mutuelle, de respect et un « ciment de la France unie », et que loin d’être le problème, elle est, au contraire, la solution.
Nous soutenons donc son projet de loi visant à renforcer la laïcité et à consolider le « projet républicain », tout en restant dans l’attente des détails de son élaboration.

Non aux familles amalgamées

Nous regrettons seulement la mesure sur la transformation de l’obligation d’instruction en obligation de scolarisation. En effet, même si nous comprenons les raisons qui en ont été à l’origine (déjouer les déscolarisations pour refus d’acceptation des valeurs républicaines et en vue d’endoctrinement), nous pensons que cette mesure va pénaliser inutilement des enfants et des familles qui souhaitaient notamment respecter les rythmes et les besoins d’enfants différents, tout en respectant la République et ses principes.
Et ce d’autant plus que le Président de la République a montré sur la question du voile qu’il était tout à fait capable de comprendre les problèmes que suscitaient l’amalgame entre le port du voile par une femme libre et citoyenne, et par une femme militante qui en fait le reflet d’un projet de séparatisme politique. Il ajoute même à ce sujet : « Je ne peux pas m’attaquer à ça par une loi qui toucherait les deux, parce que ça ne serait pas juste. »
Or, de notre point de vue, c’est pourtant exactement ce qu’il s’apprête à faire pour l’Instruction en Famille.

Pour une considération du Druidisme

Les mesures d’ors et déjà annoncées pour le soutien au développement et à la structuration en France d’un « Islam des Lumières » nous paraissent par ailleurs pouvoir tout à fait être transposées à la religion polythéiste druidique. Le souci d’avoir un interlocuteur institutionnel responsable, des sacerdotes professionnels et dont l’institution religieuse se porte garante, et de soutenir la recherche universitaire est en effet partagé aussi bien par l’Islam que par le Druidisme en tant que religion polythéiste européenne.
Nous nous proposons volontiers comme l’interlocuteur naturel de l’État dans cette démarche. Nous avons d’ailleurs déjà fait des démarches en ce sens, et restons dans l’attente de réponses des autorités compétentes.


Fin du communiqué. Il a été diffusé sur les réseaux sociaux et auprès de la presse. Merci de le diffuser à votre tour.