Auteur/autrice : Taliesin

Fonctionnement du calendrier païen : atelier en ligne

Nous avons le plaisir de vous annoncer que l’atelier en ligne sur le fonctionnement du calendrier païen proposé dans le cadre de La Voix d’Ys, est désormais parfaitement au point, et que nous allons pouvoir commencer à organiser des sessions pour vous le présenter.

Fonctionnement du calendrier païen : atelier en ligne

Nous vous rappelons que cet atelier de 2h est animé par Yavanna et s’intitule « Le calendrier païen ~ Des cycles naturels aux fêtes païennes : un outil puissant et cohérent pour retrouver la connexion avec le monde vivant et le sens de l’incarnation ». Il présente la structure et le message spirituel du calendrier païen. Il comprend également l’envoi du support de présentation de 39 pages en format PDF, et la mise à disposition de l’enregistrement de l’atelier en vidéo pour visualisation en replay durant une semaine.

Il vous est proposé moyennant une participation de 20 euros par personne. Enfin, cet atelier est organisé à partir de 10 personnes minimum et accueille jusqu’à 15 personnes maximum.

Prochaine session

Nous vous proposons le samedi 15 janvier 2022 (le 50 GQ4 R4 selon le calendrier païen, rendez-vous justement lors de l’atelier pour apprendre à déchiffrer ce code mystérieux !), de 14h à 16h, heure de Paris.

Si vous êtes intéressés, merci de prendre contact avec Yavanna sur yavanna@druidisme.fr en précisant que vous vous inscrivez à l’atelier sur le calendrier du 15 janvier 2022. À partir de 10 inscrits, la date est validée et vous recevrez un lien pour régler en ligne votre participation à l’atelier (20 €).

Si vous n’êtes pas disponibles…

Si vous êtes intéressés par l’atelier sur le fonctionnement du calendrier païen, mais que cette date et/ou cet horaire ne vous conviennent pas, rendez-vous sur ce formulaire pour indiquer vos préférences en matière de date et d’horaire, afin que nous puissions vous proposer d’autres créneaux en accord avec vos contraintes d’organisation.

Attention, il n’y a que 15 places disponibles pour chaque session, donc ne tardez pas à vous inscrire si cette date du 15 janvier 2022 de 14h à 16h vous convient !

Préparer et vivre le Solstice d’Hiver : quelques symboles et coutumes païens

Bien vivre le Solstice d’Hiver en vue de franchir la nouvelle année solaire, cela se prépare.

Alors que s’approchent le Solstice d’Hiver et ses célébrations, tant sacrées que profanes, il est intéressant de considérer quelques symboles forts qui ont été récupérés, et ont vu leur sens profond déformé, par la communauté chrétienne d’abord, et la société de consommation ensuite… Ces symboles viendront nourrir avec profit la préparation de tous les aspects profanes des cérémonies.

Vivre le Solstice d’Hiver avec lumières et bougies

Vivre le solstice d’hiver à la lumière d'une bougie posée sur une bûche

Ce sont les symboles les plus évidents de l’hommage rendu à la lumière de Belenos qui persiste au cœur de l’hiver malgré le raccourcissement des jours.

Les bougies de cire d’abeille, avec leur belle couleur jaune et leur odeur parfumée, sont bien sûr les complices de cette période les plus agréables pour les sens. Mais les bougies plus classiques, grandes et petites, et les sources plus modernes de lumière, comme les guirlandes lumineuses, sont tout aussi à même de participer à l’esprit du Solstice.

Voici un exemple de pratique symbolique à mettre en œuvre dans les foyers la nuit du Solstice d’Hiver, simple et basée sur le sens profond de ce moment fort de l’année solaire. Il ne s’agit pas ici d’invoquer la divinité, ce qui relève de la responsabilité des sacerdotes au sein des cercles sacrés, mais bien d’une pratique familiale relevant du « religieux profane » et venant nourrir la vie de la communauté en marge des cérémonies sacrées.
Prévoir une bougie pour chaque membre de la maisonnée, et une pour Belenos. Au coucher du soleil, saluer le dernier regard de Belenos avant la nuit la plus longue, et allumer la bougie qui lui est dédiée. La disposer dans un endroit « caché », d’où on ne puisse pas voir sa luminosité. Cela peut être par exemple au sein d’un autel dédié exprès à pour Belenos à l’occasion du Solstice. Puis, une fois la nuit bien noire, éteindre toutes les sources de lumière (y compris le feu du foyer), méditer ensemble sur cette apogée de la saison sombre, accueillir l’obscurité nécessaire, douce et bienveillante. Et au bout d’un moment, au sein de cette nuit profonde, aller chercher et découvrir la lueur de Belenos, révéler à tous comment elle demeure vivace au cœur de l’hiver, bien qu’affaiblie, amoindrie. Prendre le temps de la chercher en soi, en son propre cœur, prendre conscience de la « graine d’or » qui demeure toujours, inaltérable, au fond du chaudron sombre de l’hiver. Honorer Belenos, le remercier pour ce présent et faire offrande, avec simplicité et humilité. Et enfin, grâce à cette lueur chaude et vive, rallumer d’abord le feu du foyer, puis la bougie de chaque membre de la maisonnée, bougie qu’il pourra garder à ses côtés tout au long de la soirée de fête, pour éclairer la table, puis pour illuminer doucement la maison jusqu’au lever de Belenos. Il sera alors temps d’honorer à nouveau la glorieuse radiance de cet Aîné, qui va désormais aller grandissant jusqu’au Solstice d’Été.

La célébration de l’arbre toujours vert

Bien vivre le solstice d’hiver avec le houx, beau symbole de cette période

Symboles d’espoir de la végétation qui demeure vivace alors même que les autres végétaux perdent leurs feuilles, les arbres à feuillage persistant (tels que sapins, pins, houx, ifs…) ont à ce titre une place particulière dans la décoration et les pratiques profanes du Solstice d’Hiver.
Néanmoins, le respect dû à ces êtres comme à tous les autres fait qu’il n’est pas juste de les couper pour le simple plaisir de décorer nos intérieurs. Si l’on souhaite les honorer pour l’espoir que leur feuillage vert nous inspire, le mieux est d’aller leur rendre visite et les décorer dans leur milieu naturel (avec des éléments biodégradables et non durables, bien sûr). Si l’on veut en avoir un près de son foyer, le mieux est alors de le planter dans son jardin (dans ce cas on peut utiliser des décorations classiques).
Par ailleurs, en remplacement ou en complément de ce qui vient d’être évoqué, si l’on souhaite associer ce symbole à l’embellissement de son foyer à cette période, le plus juste est d’utiliser un substitut artificiel (même si cela part d’une bonne intention, les résineux en pot ne survivent pas en général à plusieurs semaines dans un environnement chauffé en intérieur). Dans ce domaine, il existe une très grande variété de produits dans le commerce, qui ont l’avantage d’être durables et réutilisables si l’on en prend soin, ou de projets à mettre en œuvre (feuilles de houx en feutre sur la table, sapin en carton…).

La bûche

Bien vivre le solstice d'hiver avec la bûche décorée

Le bois que l’on partage avec ceux qui en manquent pour nourrir le feu de leur foyer au cœur de l’hiver est un symbole fort de solidarité : chaleur et lumière en devenir offerts avec générosité, d’abord par les êtres végétaux désincarnés, ensuite par les membres de la communauté qui en ont fait provision.

Il est bon de se souvenir de ce sens premier du symbolisme de la bûche du Solstice d’Hiver lorsque l’on prépare un dessert qui en a la forme ou que l’on décore de vraies bûches ou branches pour orner la table, offrir à ses proches, ou encore placer autour du feu communautaire ou amener en offrande à Belenos lors de la célébration sacrée menée par les sacerdotes.

Respect du monde végétal

De manière générale, il est bon de se rappeler que prélever des éléments végétaux sur les plantes vives doit se faire avec parcimonie et en conscience : la coupe des extrémités des branches ou des fleurs ne mettra pas en danger la vie de la plante, mais ne dispense pas d’une demande respectueuse et de remerciements sincères. Dans l’absolu, si l’on souhaite enrichir d’éléments naturels la décoration de son foyer, il est plus juste de s’en tenir aux feuilles, branches et fruits naturellement tombés à terre, ou alors de solliciter l’approbation des Aînés maîtres du monde végétal : Aesus et Airmid, par l’intermédiaire des sacerdotes (Ovates ou Prêtres).

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« Préparer et vivre le Solstice d’Hiver : quelques symboles et coutumes païens » est à présent terminé. Retrouvez-le plus étoffé et actualisé dans le numéro 0 de la revue druidique La Voix d’Ys. Numéro gratuit.

Caricaturer : pour la liberté de la presse

Caricaturer est un droit fondamental relié à la liberté de la presse, mais certains religieux catholiques ou monothéistes « modérés » veulent censurer. Voici un communiqué de l’ODD.

L’Ordre Druidique de Dahut souhaite réagir aux propos de certains dignitaires de l’église catholique qui veulent revenir sur la liberté de critiquer et de caricaturer, partie intégrante de la liberté d’expression.

Ils semblent en effet croire, et faire croire, que reculer sur cette liberté fondamentale en rétablissant le délit de blasphème (qui a été abrogé en France en 1881 dans la loi relative à la liberté de la presse) ferait baisser les tensions actuelles, que masquer les caricatures religieuses ferait disparaître les problèmes dans les relations entre les membres des différentes communautés religieuses, les athées et les agnostiques.

Or nous pensons pour notre part, bien au contraire, que la liberté d’expression pleine et entière est le meilleur terreau pour la paix sociale, et qu’apprendre à tous à accepter la critique, l’ironie, la caricature, est la vraie solution pour que ce problème cesse. Car ce problème ne vient pas des auteurs des caricatures, mais du manque d’éducation et d’entièreté des personnes qui s’en offusquent.

Lorsqu’on est bien droit dans ses convictions, juste et entier, qu’on a confiance en soi, on est à même de recevoir le jugement et la critique avec détachement. Celle-ci glisse sur la sphère de l’entièreté sans rien accrocher… Alors qu’elle vient heurter toutes les aspérités qui dépassent chez ceux qui ne sont pas entiers (peurs, doutes, frustrations…).

Ainsi, dans le domaine religieux, certains sont enfermés dans des dogmes sclérosants qui déchainent des passions et des réactions disproportionnées, alors que d’autres sont alignés avec une foi profonde et vivante, cultivent ouverture et compréhension, s’ouvrent à l’altérité et à la pluralité du monde, et sont alors en capacité d’accepter la critique sans affect.

La fête de l’Incarnation de la Roue 6

La fête de l’Incarnation, Dagdia, traverse pour cette Roue le cœur de la saison claire. Nous sommes début août selon le calendrier civil et la fête de l’incarnation vibre pleinement sous le signe de l’Amour. Un moment mémorable avec la bénédiction en arrière-plan de Belenos et ses rayons chaleureux. Par Taliesin.

Pleine Lune de l’Incarnation

Une belle cérémonie polythéiste au cœur de la nuit a propulsé la Fête de l’Incarnation sur les chapeaux de roue. Ouverture des cœurs en présence de la Déesse Aliya, bénédiction des trois chaudrons par le Cornu. Le feu sacré de la vie exaltant a dansé sous la lune, hypnotisant les convives.

Photo d’un feu - Fête de l’Incarnation
Photo d’Anaïs Faërie. Avec son aimable autorisation.

La cérémonie de la Fête de l’Incarnation

Bois de Neved pour la fête de l’incarnation

Le lendemain. Bois de Neved. Contre toute attente, Belenos est finalement présent pour glorifier la cérémonie. Le soleil darde de ses rayons sur les ramures des arbres. Et sous le couvert de la sylve, pulse la Clairière du Tertre. Le chant du vent et des oiseaux, la douceur de l’atmosphère sylvestre accueille les invités qui très vite se laissent porter par la voix du Druide, capter par les présences invisibles dans le cercle et focalisé sur le Tanna, feu de Neved rassembleur des hommes, feu des forges, feu des charbonniers…on voit le symboel d’Aliya et les deux feux de bel pour la fête d’incarnationAccueil du Dagda en le cercle. Remerciements à la douce Mélia sous le hêtre. Et tous les êtres rassemblés pour accueillir en puissance la Déesse des Attractions et de l’Amour ainsi qu’Altos le Grand, Maître de l’Espace qui soutient le monde. Les cœurs s’ouvrent très fort et accueillent enfin les Aimés venus ce jour recevoir la Bénédiction de l’Amour entre les Êtres par les Divinités. La cérémonie est émouvante et enveloppe le cercle de douceur, de bonheur d’être là. Le contrat moral est signé et bénis sont les Aimés par Aliya, Ahès, Belisama et par Cernunnos.

On voit le prêtre d’Ahès au cour de la cérémonie druidique officier à genou près du feu. Tout autour les convives et invités.

La cérémonie se clôture en paix, tout en réharmonisation. Tout le monde est invité à passer les feux de Bel dans l’allégresse. Premier passage : Incarnation. Deuxième passage : Naissance. Troisième passage : Harmonisation des polarités !

Rendez-vous est donné à Dagdia de la Roue 7 qui aura lieu le dimanche 22 août 2021. Qu’on se le dise !

Comment recevoir une Bénédiction de l’Amour entre les Êtres ?

Si vous souhaitez recevoir une Bénédiction de l’Amour entre les Êtres, rituel qui ne peut se faire qu’à Dagdia et qui n’est pas un mariage (car nous ne lions pas les personnes aimées), contactez-nous sur contact@druidisme.fr.

Si, messieurs-dames de la Gorsedd, le druidisme est bien une religion !

Le druidisme est pas une religion : ce qu'affirme le contraire la Gorsedd.

Par ce communiqué, l’Ordre Druidique de Dahut souhaite interpeller sur les propos tenus par la Gorsedd de Bretagne dans les pages du Télégramme d’hier (dimanche 17 mai 2020 – https://www.letelegramme.fr/histoire/la-gorsedd-aux-sources-de-la-nature-18-05-2020-12553694.php ). Et notamment sur le fait que le druidisme ne serait pas une religion.

Cette assertion ne date pas d’hier, et nous avions déjà publié un communiqué à ce sujet il y a presque cinq ans, dont nous rappelons ci-dessous le contenu :

« En réponse à cet article du Télégramme :https://www.letelegramme.fr/finistere/brasparts/culture-ceremonie-druidique-dimanche-15-07-2015-10706055.phpL’Ordre Druidique de Dahut ne peut rester sans réagir face à l’image du druidisme que renvoie la Gorsedd de Bretagne. Celle-ci réduit en effet le druidisme dit « d’aujourd’hui » à un ensemble de manifestations culturelles et purement profanes. Elle déclare être une association et non une religion, or nous constatons qu’elle utilise pour désigner ses membres les noms désignant certaines des fonctions sacerdotales (barde, ovate, druide), ce qui porte préjudice aux croyants païens et druidisants et rabaisse la fonction sacerdotale à quelque chose de purement profane. Par ailleurs, elle entérine le druidisme dans le folklore chrétien (référence à la Chandeleur par exemple, réduction de Samonios à la fête des morts) et réduit certaines de ses cérémonies à des représentations culturelles en occultant toute la sphère sacrée et religieuse. Leur cérémonie du Gorsedd Digor semble ainsi correspondre à Lughnasad, même si les dates sont très éloignées des dates fixées par Belenos et Belisama. Or leur descriptif n’évoque aucune des divinités que l’on honore lors de cette célébration (Lugh, Talentio, Rosmerta, Morrigana pour ne citer qu’elles).Le druidisme d’aujourd’hui existe bel et bien : c’est une religion polythéiste fondée sur une Tradition vivante et toujours renouvelée dont les sacerdotes sont au service des divinités et accompagnent notamment les croyants sur le chemin des valeurs païennes et le respect de tous les êtres. »

Nous n’allons pas répéter les arguments déjà développés alors, qui restent les mêmes face à un discours de la part de la Gorsedd sensiblement identique (si ce n’est sur le nombre des fêtes qu’ils célèbrent dans l’année qui a augmenté entre temps…).

Nous nous contenterons de rappeler ces quelques points essentiels :

  • Le druidisme est bien une religion, la religion polythéiste européenne.
  • Or la Gorsedd n’est pas, de son aveu même dans ces articles, une institution religieuse, mais une association, notamment philosophique et culturelle.
  • Ainsi, du fait même qu’il reconnaisse ne pas être religieux, la Gorsedd ne saurait s’arroger le droit de parler au nom du druidisme.
  • Or il existe bien une institution religieuse druidique : c’est l’Ordre Druidique de Dahut. Et nous sommes prêts à répondre à toutes les questions que les journalistes se poseront sur le druidisme.

Encore faut-il pour cela que les journaux qui les emploient ne pratiquent pas, à l’instar de Ouest-France en octobre dernier (cf notre article : https://druidisme.fr/discrimination-envers-les-druides-ouest-france/ ) une auto-censure contraire au code de déontologie journalistique…